Fortes CHALEURS : Suffoquer au travail n’est pas dans notre fiche de poste !

Les évènements climatiques extrêmes impactent de plus en plus les conditions de travail des personnels et des élèves et la réponse des autorités n'est pas à la hauteur.

Face aux fortes chaleurs qui deviennent la règle plutôt que l’exception, les personnels se sentent abandonné·es et doivent gérer seuls les situations. Le « plan canicule » reste accessoire face aux manque de moyens et de solutions concrètes.

Chargé·es de la sécurité des personnes et des locaux et du respect de la réglementation applicable, les directeurs et directrices d’école et les chefs d’établissements sont, une nouvelle fois,en première ligne.

La CFDT Education ne cesse d’interpeler l’administration

Dans les différentes instances ministérielles, académiques, départementales, la CFDT alerte depuis de nombreuses années et propose des solutions : voir notamment cette déclaration à la Formation Spécialisée Ministérielle cette semaine.

C’est grâce à l’action de la CFDT Education que les examens ne doivent plus se tenir l’après midi et que les oraux pourront être décalés en fonction des situations. Mais c’est, bien entendu, loin d’être suffisant.

C’est pourquoi nous devons tous s’engager collectivement pour dire STOP

Dénoncer chaque situation comme anormale voire dangereuse est indispensable.

Suffoquer au travail n’est pas dans notre fiche de poste !

Il est important de :

  • faire en nombre des signalements RSST autant de fois que nécessaire ! Rappel : ce registre est également ouvert aux parents en version papier (saisie ensuite sur le RSST école).

La CFDT rappelle que le risque inscrit dans le RSST dégage la responsabilité des personnels qui l’ont signalé

exemple : des parents portent plainte contre l’enseignant·e de leur enfant qui a fait un malaise en raison d’un coup de chaud. L’enseignant·e ou le directeur ou la directrice avait respecté les consignes du plan canicule et signalé une situation de risque liée aux forts chaleurs sans que des moyens suffisants soient donnés pour y faire face. C’est la DASEN qui sera tenu·e pour responsable juridiquement.

  • déclarer tout coup de chaleur,malaise, en accident de service.
  • interpeler par écrit avec les parents d’élèves les élus en charge des batiments.
  • signaler les risques pour les élèves, en particulier en maternelle, à partir de 28°(RSST, élus, médecine scolaire).

Pour en savoir plus : lire cet article