ONDE : dysfonctionnements en chaîne, le ras-le-bol des directeurices !

Ou quand l'administration décide, alors que les choses se passent bien, d'effectuer des modifications dans les systèmes à des moments clés pour toutes les directrices et directeurs ... et que tout dérape ! Comme si les imprévus ne suffisaient pas...

L’indisponibilité de la version 2 dans de nombreuses académies avait rendu extrêmement compliquée la gestion des protocoles canicules mais également les transferts d’une année scolaire à l’autre. Voilà maintenant que le piratage informatique est venu bloquer le système ONDE. Avec comme conséquence de rendre impossible l’impression des fiches de renseignements, des nouvelles inscriptions et radiations. La gestion des bugs successifs par l’administration est calamiteuse de par les procédures qui sont demandées. Dans certaines circonscriptions, l’outil est carrément hors service. Aucun accès jusqu’à une date non communiquée.

Comment dans ces conditions les directrices et directeurs peuvent-ils faire leur travail sereinement ?

Une évolution de l’application ONDE qui mécontente ses utilisateurs…ONDE : un outil au service des écoles qui ne fonctionne plus... et au plus mauvais moment

Onde était une application qui fonctionnait globalement bien. Les directrices et directeurs étaient satisfaits de cet outil qui leur facilitait la tâche au quotidien. Sous prétexte de vouloir harmoniser (avec qui, avec quoi?) l’administration a cassé l’application. Pire, en travaillant en silo, les concepteurs de cette nouvelle version ont oublié les conséquences que cela aurait sur le fonctionnement des écoles. Et bien évidemment, autant tenter des modifications en plein coup de feu dans les écoles ! Sinon ce ne serait pas drôle !

Fonctionner en mode agile est une chose. Permettre aux personnels de disposer d’un outil fiable qui puisse faciliter leur quotidien en est une autre. Le problème, c’est que l’administration ne sait pas tenir compte du terrain et semble vivre dans un monde idéal où les échéances sont les siennes et non celles des écoles.

… et qui enlève des fonctionnalités pourtant précieuses :

Dupliquer les classes d’une année sur l’autre, importer massivement des élèves, radier des élèves, accéder au LSU ou à certaines applications spécifiques : autant de fonctionnalités qui ont été supprimées ou sont tellement sécurisées que cela nuit à la fluidité nécessaire au quotidien.

Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, cela suffit ! Les directrices et directeurs d’école ne peuvent continuer de travailler dans ces conditions, leur temps est bien trop précieux notamment en ce début d’année scolaire où les tâches de mise à jour sont essentielles. Dans un contexte où aucune nouvelle amélioration du temps de décharge n’est envisagé, malgré les nombreuses demandes de la CFDT, il est temps de prioriser.

Alors Stop ou encore ?

Dans de telles conditions, comment avoir encore confiance dans l’administration pour mettre à disposition un outil fonctionnel qui réponde aux besoins ? Et tout ne relève pas des bugs informatiques récents sur certaines académies contrairement à ce que l’on peut entendre dans les médias. Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, soit l’administration est capable de résoudre les dysfonctionnements soit il faut revenir à la version précédente qui satisfaisait toutes et tous. Une chose est certaine, cela ne peut rester en l’état.