Temps partiel thérapeutique : vers un durcissement ?

Les organisations syndicales ont quitté le groupe de travail national prévu pour faire un bilan du Temps Partiel Thérapeutique (TPT) du 5 février 2026.

La CFDT a dénoncé l’absence des employeurs à cette réunion, un document préparatoire succinct – aucune donnée chiffrée, si ce n’est le constat du doublement des TPT en 5 ans – et le projet de deux mesures nouvelles décrites très sommairement :

– la mise en place d’un délai maximal de 30 jours pour autoriser la reprise à TPT ;

– le médecin prescripteur pourrait adapter durée et quotité en fonction de la situation de l’agent et, parallèlement, les contrôles médicaux et le suivi RH de l’agent en TPT seraient renforcés.

Dans sa présentation orale, la DGAFP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique) a simplement souligné que ces propositions étaient issues « d’échanges avec les employeurs. »

La CFDT a demandé à l’administration de compléter son bilan et de clarifier ses intentions en prévision d’une nouvelle réunion.
Elle a affirmé son attachement au TPT, critiqué tant les tentatives de remise en cause que le renforcement des contrôles et appelé à s’attaquer aux causes du développement de ce temps partiel plutôt qu’aux droits des agents malades.