Réforme des collèges : le rapport DEPP 2026 confirme l’échec des groupes de niveaux.

La DEPP publie son rapport en septembre 2026. Il évalue l'organisation des enseignements de français et de mathématiques en sixième et cinquième. Les conclusions confirment les alertes des syndicats. La réforme est un échec.

Une mise en place hétérogène.

La quasi-totalité des collèges a mis en place des groupes. Les formes varient fortement. Certains établissements ont créé des groupes hétérogènes. D’autres ont opté pour des groupes homogènes. Certains ont ciblé les élèves en difficulté. D’autres ont suivi le niveau global ou des compétences spécifiques. Quelques rares cas ont regroupé les élèves performants.

Un collège sur quatre a combiné plusieurs modalités. Une constante demeure : les moyens alloués étaient insuffisants. Les établissements ont dû faire des choix drastiques. Ils ont créé des groupes en français et maths au détriment d’autres enseignements. Les dédoublements en sciences ou en langues ont disparu. L’accompagnement personnalisé et les options ont aussi souffert.

On ne peut pas diminuer les effectifs dans une discipline sans en sacrifier une autre.

Des groupes peu flexibles.

Les textes officiels promettaient de la flexibilité. Les médias l’annonçaient haut et fort. La réalité est différente. Le changement de groupe en cours d’année n’a presque jamais eu lieu. Seuls quelques établissements ont appliqué cette disposition. Lorsqu’il a existé, il ne concernait qu’une minorité d’élèves.

Modifier intégralement les groupes et les emplois du temps trois fois par an s’est révélé impossible.

Des effets dérisoires sur le niveau.

Les premières analyses causales sont sans appel. Elles portent sur les élèves de 5e de l’année 2024-2025. Les nouvelles organisations n’ont eu aucun effet significatif. Les scores en français et en mathématiques stagnent aux évaluations de début de quatrième. Le rapport DEPP le confirme explicitement.

Ce résultat rejoint la littérature scientifique internationale. Ce qui a échoué ailleurs ne fonctionne pas mieux en France.

Conclusion : Une réforme mal préparée.

Une série de ministres a voulu marquer l’École. Cette réforme était mal préparée. Elle n’était pas financée. Elle contredisait les recommandations de la recherche.

Deux ans plus tard, le choc n’a pas eu lieu. Les groupes de niveau sont abandonnés. Les projets sacrifiés pour leur mise en place ne reviendront souvent pas. Le personnel a perdu du temps. Les élèves ont perdu une chance.

 

Le rapport de la DEPP Évaluation des organisations des enseignements de français et de mathématiques en sixième et cinquième édité en septembre 2026 confirme tout ce que les syndicats avaient annoncé.