TEMPS de l’ENFANT : position de la CFDT sur le Rapport de la Convention Citoyenne

Le rapport de la Convention Citoyenne et ses 20 recommandations viennent d'être publiés : qu'en pense la CFDT Education Formation et Recherche Publiques ?

La CFDT partage l’ensemble des constats posés par la convention citoyenne.

Les temps sont organisés en fonction des contraintes de la société et ne correspondent pas toujours aux besoins physiologiques des enfants aux différents âges.
Les citoyen⋅nes ont noté :

  • l’absence de temps libres pourtant essentiels au développement et à l’équilibre des enfants.
  •  une pression normative de l’efficacité et de la productivité, à l’image de la société, cause d’anxiété et perte de confiance.
  • des moyens investis qui ne sont pas à la hauteur des enjeux de l’enfance, entrainant un déficit d’attractivité des métiers concernés et des fermetures de structures.

 La CFDT a porté de nombreuses propositions communes avec celles contenues dans le rapport de la convention citoyenne.

Nous partageons la réflexion menée sur le début plus tardif des cours en collège et lycée, des temps libres sans contraintes ou objectifs, la sieste possible jusqu’en grande section, des temps et des lieux d’accueil en début de journée répondant à toutes les situations des enfants, la place des devoirs, l’importance d’une pause méridienne de qualité, un calendrier annuel à deux zones…

Mais un point de désaccord

La séparation entre des apprentissages qui seraient théoriques et d’autres qui seraient pratiques ne nous semble pas pertinente pédagogiquement, sans compter les difficultés en terme de gestion des infrastructures pour certaines activités qui se retrouveraient concentrés sur une amplitude horaire réduite.

La CFDT revendique des évolutions pour les personnels ! 

Toutes ces évolutions demanderaient des temps de concertation importants entre les différents professionnels concernés. Ces temps devraient être reconnus dans leur temps de travail et ne pas s’ajouter. De plus nous conditionnons ces évolutions à une revalorisation salariale des personnels et une réduction du temps d’enseignement des enseignants afin de prendre en compte la charge de travail déjà trop élevée et les conditions actuelles de travail très dégradées.