ABSENCES et REMPLACEMENT dans le 2nd DEGRÉ

Une étude de la DEPP (Direction de l'Evaluation, de la Prospective et de la Performance, organisme de statistique de l'Education) fait le point sur la part du temps d'enseignement non assuré dans le second degré.

L’étude distingue le volume d’heures d’enseignement non assurées du fait :

  •  de la fermeture totale de l’établissement : organisation d’examens, problème de sécurité des locaux, intempéries, mouvements sociaux ou réunions de concertation nécessitant la fermeture de l’établissement.
  •  du non-remplacement des enseignants absents pour :
    – fonctionnement du système : organisation d’examens ou participation aux commissions statutaires ;
    – raisons individuelles : maladie, congé maternité/paternité, grèves ou convenances personnelles ;
    – formation continue.

⇒ Au cours de l’année scolaire 2024-2025, 9,8 % des heures d’enseignement n’ont pas été assurées dans les établissements publics du second degré :

  • 7,5 % en raison du non-remplacement des enseignants absents

4,3 % en raison du non-remplacement des enseignants absents pour raisons individuelles,

Remarque : selon cette autre étude de la DEPP, la proportion d’agents arrêtés pour raison de santé baisse en 2024-2025 mais la durée moyenne des congés augmente de 2 jours.

– 1,9 % en raison du fonctionnement du système

1,3 % du fait de la formation continue des enseignants

Remarque : selon cette autre étude de la DEPP,  71 % des enseignants du second degré ont participé à une formation au cours de l’année scolaire 2024-2025.

  • 2,3 % du fait de la fermeture totale de l’établissement.

Au cours de l’année scolaire 2024-2025, 19 % des établissements n’ont connu aucun jour de fermeture. C’est deux fois moins qu’en 2023-2024.

⇒ La part du temps d’enseignement non assuré augmente de 0,7 point par rapport à l’année précédente en raison d’un plus grand nombre de jours de fermeture des établissements .

Pour aller plus loin :

REMPLACEMENT : rapport du Sénat et analyse CFDT
ABSENCES et REMPLACEMENT : le rapport
REMPLACEMENT : le Ministère confronté à ses manquements