Lundi 23 mars s'est tenu le groupe de travail carte scolaire 1D avec Mme la DASEN. Voici notre compte-rendu. Nous appelons à la mobilisation mardi 31 mars à 14h, place Mitterrand à Cahors,
Contexte
Pour rappel, le Lot doit rendre 7 postes. Mme Sarraute propose d’en fermer 13. Nous ne détaillerons pas les écoles car nous étions en groupe de travail seulement. La carte scolaire peut encore légèrement évoluer jusqu’au CSA SD (31 mars, mais qui sera décalé pour cause de mouvement social).
La baisse des effectifs
Elle sonne comme une éternelle ritournelle : la baisse démographique est LA raison avancée pour fermer des postes. La prévision académique est plus optimiste que la prévision départementale (-169 élèves selon le rectorat, -312 selon la DSDEN). Entre 2015 et 2025, le Lot a perdu 1723 élèves dans le premier degré.
Nous rappelons que pour la CFDT, la baisse démographique aurait dû servir à améliorer les conditions de travail des agents et d’apprentissage des élèves… Notre pays doit investir dans l’éducation. Nous dénonçons le budget 2026 qui met à mal le service public d’éducation, autant dans le premier que dans le second degré…
Le besoin de remplaçants
Le constat est en effet sans appel : nous traversons cette année une crise importante du remplacement. Nous ne comptons plus les alertes lancées à Mme la DASEN sur les absences non remplacées et sur les décharges de direction non assurées (pas plus tard que ce matin lors de la formation spécialisée santé, sécurité, conditions de travail). Un certain nombre de collègues nous ont alerté et nous alertent d’ailleurs toujours… Cette crise est inédite par son intensité et par sa durée dans le temps (les circonscriptions de Figeac et de Cahors 2 sont en très grande difficulté depuis le 10 novembre !).
La CFDT a fait plusieurs propositions à Mme la DASEN pour améliorer les conditions de travail des personnels, pour soulager les directeurs et les directrices dans leurs tâches administratives. Pour rappel, la CFDT a également interpellé les élus (députés, sénateur) avec l’intersyndicale sur ces difficultés. Malheureusement, le cadeau de 3h d’animations pédagogiques dispensées par un IEN est largement insuffisant. Cela ne peut pallier les besoins du terrain et limiter les risques psycho-sociaux que nous rencontrons tous avec la charge de travail qui ne cesse de croître… Nous remercions les directeurs et directrices qui ont pris le temps de rédiger des RSST en ce sens… !
Les propositions de Mme la DASEN pour la carte scolaire 1D
Mme la DASEN propose donc 13 fermetures,
1 sur la circonscription de Cahors 1,
1 sur la circonscription de Gourdon,
3 sur la circonscription de Figeac,
8 sur la circonscription de Cahors 2.
Elle propose également
1 ouverture sur la circonscription de Gourdon,
+1 PAS et
+4 postes de remplaçants.
Les propositions de Mme la DASEN nous posent problème pour plusieurs raisons.
• Nous avons à coeur le maillage territorial. Notre département souffre de son manque de services publics, de soins, de transports… Pour nous, une véritable réflexion est à mener. Or, la proposition de carte scolaire qui nous a été présentée propose la suppression de 6 postes dans le secteur de la vallée du Lot… et 8 sur la seule circonscription de Cahors 2 ! Nous avons alerté Mme la DASEN sur ce choix.
• La suppression de ces 6 postes aura pour effet de réduire davantage les possibilités de mobilité dans le cadre du mouvement intra, avec un risque accru de blocage des mutations, contraignant certains personnels à demeurer sur des postes qu’ils cherchent à quitter. Nous avons rappelé à la DASEN que la carte scolaire seule ne peut être la solution au manque de remplaçants. Il faut également travailler sur les conditions de travail des personnels ! Or, la diminution du nombre de postes engendre des déplacements plus importants, une augmentation des frais (carburant…), une fatigue augmentée… sans parler des risques psycho-sociaux que pourront ressentir certains personnels, bloqués depuis plusieurs années sur leur école !
- Certaines écoles accueillent des publics fragiles. Une réflexion doit être menée pour accompagner ces écoles au plus près de leurs besoins…
- Certains RPI touché transformeront les écoles en classe unique. Nous alertons depuis plusieurs années maintenant sur l‘isolement des collègues.
- Certaines fermetures engendreront une perte de décharge de direction, des triple niveaux… Là aussi, nous assistons à une détérioration des conditions de travail.
Face à ces décisions inacceptables, la mobilisation est indispensable.

Faisons du 31 mars une journée forte !
Se mettre en grève et manifester, c’est refuser les suppressions de postes et défendre nos conditions de travail comme la qualité du service public d’éducation.
Soyons nombreux pour nous faire entendre.
Pour aller plus loin:
Les mobilisations dans l’académie de Toulouse
Pourquoi appelons-nous à la grève le 31 mars ?
Les mobilisations dans le supérieur le 26 mars