Agir pendant une vague de chaleur

IL FAIT CHAUD ! Trop chaud !!!! Que faire ? Les conseils de la CFDT Éducation pour agir durant une vague de chaleur : consigner des preuves pour faire bouger l'administration.

Les fortes chaleurs qui s’installent de plus en plus fréquemment et précocément dans notre pays peuvent avoir de graves répercussions sur la santé des personnels et des élèves. La réponse locale (mairie, chef d’établissement) est souvent : « débrouillez-vous et attendez que ça passe ».  Pourtant, un plan canicule existe et doit être en vigueur du 1ᵉʳ juin au 15 septembre. Ce plan indique cependant que  » les directeurs d’école et les chefs d’établissement sont responsables de la sécurité et veillent au bon fonctionnement de leur établissement. Pour protéger les élèves et les personnels des effets de la chaleur, ils mettent en œuvre les mesures de prévention arrêtées par les services académiques avec les autorités (collectivité de rattachement, préfecture, ARS…). Ces mesures sont anticipées et connues de tous avant la veille saisonnière (du 1ᵉʳ juin au 15 septembre).  Il s’agit de garantir  :

  • La sécurité des personnes ; 
  • La continuité du service public de l’éducation ;
  • Si les circonstances le permettent, un dispositif d’accueil exceptionnel. « 

Nous avons toutes et tous pu constater lors du dernier « dôme de chaleur » (et tous les épisodes précédents) que ces mesures n’ont pas été anticipées ! 

Illustration des conseils en cas de forte chaleur

Est-ce vraiment un problème ?

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) considère qu’au-delà de 30°C pour un salarié sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés. Pour les enfants, ces seuils peuvent être abaissés. L’Organisation mondiale de la Santé situe leur température « de confort » en dessous de 20°C. Les femmes enceintes, les enfants de moins de 4 ans, certaines pathologies ou médicamentation nécessitent des précautions ou une surveillance particulière.

Mais alors, que faire ?

Au-delà des conseils d’hydratation, de ventilation (si la température extérieure est inférieure à celle de la pièce) et de recherche de l’ombre, il est nécessaire de mettre notre administration face à ses responsabilités en documentant les situations vécues. Plusieurs actions sont à envisager, seul·e ou collectivement.

  1. Prendre des relevés de températures sur plusieurs jours, à plusieurs heures, dans plusieurs salles.
  2. Les signaler aux chefs de service ou à leurs représentants (IEN, chef d’établissement, DASEN, Recteur).
  3. Remplir le Registre de santé et sécurité au travail (RSST), et adresser une copie aux interlocuteurs concernés : collectivités territoriales, CHSCT, médecins scolaires et du travail, inspecteurs santé et sécurité au travail.
  4. Utiliser le registre des dangers graves imminents (RDGI) à partir d’une chaleur mesurée à 33°C, et selon les situations (locaux, publics accueillis…).
  5. Reporter dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)– dont la mise à jour annuelle est obligatoire – la situation des agents et les difficultés rencontrées pendant cette période.

Exercer son droit de retrait ?

Utiliser le droit de retrait avec prudence. C’est une procédure lourde qui peut mettre l’agent en conflit avec sa hiérarchie, et ne peut s’exercer qu’à certaines conditions très restrictives pour un·e enseignant·e chargé·e d’élèves. Les tribunaux examinent chaque situation au cas par cas.

Faites vous conseiller et accompagner par votre syndicat.

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