Lundi 23 mars se sont tenus successivement le groupe de travail sur la carte scolaire du 1er degré, puis le CSA du 2nd degré, en présence de Mme la DASEN.
Voici un résumé des derniers échanges avec l'administration.
CONTEXTE GÉNÉRAL
Dans un contexte de restrictions budgétaires, nos organisations dénoncent des choix qui dégradent l’ensemble du service public d’éducation, du 1er au 2nd degré.
Suppressions de postes, augmentation des effectifs par classe, dégradation des conditions de travail : les constats sont les mêmes à tous les niveaux.
1er DEGRÉ : UNE CARTE SCOLAIRE INJUSTE
Pour rappel, le département du Lot doit rendre 7 postes, mais Mme la DASEN propose d’en fermer 13.
La carte scolaire peut encore évoluer jusqu’au CSA-SD (initialement prévu le 31 mars, susceptible d’être reporté en raison du mouvement social).
La baisse démographique instrumentalisée
- Prévision rectorat : – 169 élèves
- Prévision DSDEN : – 312 élèves
- – 1723 élèves entre 2015 et 2025
Pour la CFDT, cette baisse aurait dû permettre :
- d’améliorer les conditions de travail
- de réduire les effectifs par classe
C’est l’inverse qui est proposé.
Une crise du remplacement majeure
- Absences non remplacées
- Décharges de direction non assurées
- Circonscriptions en grande difficulté (Figeac, Cahors 2)
Une crise durable et inédite.
Les réponses institutionnelles restent très insuffisantes et ne permettent pas de faire face aux besoins ni de prévenir les risques psycho-sociaux.
Les propositions de la DASEN (1D)
Fermetures : 13 postes
- Cahors 1 : 1
- Gourdon : 1
- Figeac : 3
- Cahors 2 : 8
Mesures annoncées :
- 1 ouverture à Gourdon
- +1 PAS
- +4 postes de remplaçants
Nos désaccords
- Déséquilibre territorial (vallée du Lot, Cahors 2 particulièrement touchés)
- Mobilité des personnels entravée
- Dégradation des conditions de travail (déplacements, fatigue, RPS)
- Écoles fragilisées : classes uniques, triple niveaux, perte de décharges
2nd DEGRÉ : DES CONSÉQUENCES DÉJÀ VISIBLES
Le CSA du 2nd degré, réuni le même jour, confirme les effets des politiques budgétaires actuelles.
Les départs en retraite et les postes vacants (40 dans le département) sont les premières cibles.
Le constat est sans appel. La baisse de la DGH entraîne :
- Suppressions de divisions
- Augmentation des effectifs par classe
- Réduction de l’offre de formation
- Compléments de service imposés
- Pressions pour maintenir des dispositifs à moyens constants (groupes en petits effectifs en 6eme et 5eme, dédoublements…)
Les équipes doivent faire des choix pour continuer à fonctionner qui portent préjudice aux élèves. Elles choisissent le mieux, le moins pire.
Les collèges et lycées sont asphyxiés par le manque de moyens.
Le climat scolaire se dégrade, et les conditions d’enseignement comme d’apprentissage se détériorent fortement.
Les difficultés sont aussi présentes dans les équipes de vie scolaire : retrait d’un poste de CPE (car il faut redéployer les postes) alors que les missions allouées à ce type de poste ne cessent d’augmenter. Les équipes de vie scolaire sont essentielles pour accompagner les jeunes, dialoguer avec les parents, travailler avec les enseignants.
Cela impacte aussi les personnels administratifs : remplacements difficiles voire non assurés en cas d’absence, charge de travail de plus en plus lourde…
Le second degré paie, lui aussi, un lourd tribut aux choix budgétaires nationaux.
UNE LOGIQUE GLOBALE DE DÉGRADATION
Dans le 1er comme dans le 2nd degré :
- baisse des moyens,
- dégradation des conditions de travail,
- remise en cause de la qualité du service public.
La variable démographique ne peut pas être la seule boussole.
Nous dénonçons une politique court-termiste qui fragilise durablement l’École.
MOBILISATION
Face à ces choix, nous refusons une nouvelle dégradation du service public d’éducation.
Tous en grève et en manifestation
Mardi 31 mars 14h Place Mitterrand à Cahors
